C'est la rentrée… (suite)

Dernière rentrée, celle de votre Vendéenne en Khmérie. Dépendante à vie, j'ai repris la devise des Parisiens et l'ai adopté à la mode locale, pour un transpirant " Moto, Boulot, Dodo " (c'est grave, Docteur, non ??? ;-) C'est que l'ouverture approche et ce qui n'était, il-y-a encore trois semaines, qu'un chantier est maintenant un hôtel devant recevoir ses premiers clients dans 20 jours. Notre gouvernante en chef, munie de dix femmes de chambre, deux aspirateurs et cinq balais, est donc partie à l'assaut de ces nouveaux pavillons. Bravant soleil et averses, elles traquent la poussière des menuisiers et le ciment des maçons. Infatigables, elles nettoient sans répit des vitres qui n'en finissent pas d'être déposées, des murs retouchés de brillant quand le fond est mat… Leur flegme souriant m'étonne toujours, tout comme leurs brusques accès de dynamisme !

Pour ma part, je jongle entre les différents calendriers et essaie de les faire coïncider. Rien de bien nouveau en théorie, ni en pratique d'ailleurs… les besoins mal décrits voire carrément oubliés, les délais non tenus, l'exigence de la vente maintenue…. Un véritable casse-tête franco (les propriétaires, le management) - birman (mon nouvellement arrivé adjoint au ménage et spécialiste en blanchisserie) - khmer (70 dans mes équipes) ! Qui plus est à deux dimensions, car l'hôtel existant n'a pas fermé pour autant ! Heureusement, les clients sont encore rares, mais nous n'avons plus que deux semaines de répit. Alors je fonce sur ma moto, et essaye d'organiser ma journée au mieux : de 7 à 8, consignes pour la journée à l'hôtel en place, puis premier passage au chantier pour inspection des chambres et suivi des finitions. Retour à l'hôtel en fin de matinée, recrutement, toujours en cours - car les Khmers n'entendent pas un engagement pris de la même façon que nous - avant la pause déjeuner.

Pas de sieste en ce moment, deuxième passage au chantier en début d'après-midi, en plein cagnard, puis fin de journée derrière l'ordinateur, pour plancher sur l'organisation future des équipes, simuler la charge à venir des machines à laver et à sécher - 90 chambres, ça en fait des serviettes à nettoyer - et patati et patata… Si certains pensaient que je me la coulais douce, qu'ils viennent me donner un coup de main ;-) Il y a encore de longues journées à venir, mais c'est vraiment grisant de voir le tout prendre forme, la végétation pousser et les chambres se meubler. Surtout, quel plaisir que de voir les nouvelles réceptionnistes suffisamment à l'aise pour plaisanter avec les clients !


Les pavillons du nouvel hôtel bordent les 200m de piscine ruban …

Les mots de la fin pour ceux qui connaissent Siem Reap et ses charmes : le Blue Pumpkin a fait peau neuve, maintenant version locale du Bed d'Amsterdam et de Bangkok - les serveuses sont toujours aussi craquantes ! Plein de nouveaux restaurants en ville, également un pub irlandais (sic). Les Orientalistes s'agrandissent, sans qu'Antonin et Jean-Michel n'ont rien perdu de leur gentillesse. Quant au Barrio, où sévit Patrick, le fameux cousin du percepteur de Challans, il a lui aussi fait peau neuve, et je vais de ce pas y aller regarder le départ du Grand Prix du jour. Ah, j'allais oublier, une nouvelle qui va en faire sourire plus d'un : j'ai acheté une télé ! Ben oui, quoi, pour regarder les DVD… Pas de panique, elle est dans son carton, sur la terrasse - je n'ai pas encore les prises adéquates ;-)

Pour vous encourager à (re)venir, de fabuleux sourires….
Tchourp knir tghnay kraoy ! A bientôt !


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