Mario Vargas Llosa, un écrivain du Pérou

Au pays du temple du soleil
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>> LES ANDES VUES PAR MARIO VARGAS LLOSA DANS « LITUMA DANS LES ANDES »
Andes
« Le soleil se cachait en dessinant à l’horizon une somptueuse queue de paon. Un long plateau vert sombre, sans arbres ni maisons, sans hommes ni animaux, s’étendait sur leur gauche, agité de reflets humides, comme si les mèches de paille jaune se peuplaient de ruisseaux ou de lacs. Sur leur droite, en revanche, s’élevait en perpendiculaire une géographie hirsute de rocs abrupts, d’abîmes et de ravins. »

« Le Pérou ! Il y était : immense, mystérieux, vert-de-gris, très pauvre, très riche, antique, hérmétique. C’était ce paysage lunaire et les visages cuivrés, revêches, des femmes et des hommes qui les entouraient. Impénétrables, vraiment. (…) ‘Ce n’est pas une race qui nous sépare, mais une culture’, lui rappelait la petite Michèle. A l’inverse des habitants de Lima, ceux-ci étaient les véritables descendants des Incas ; leurs ancêtres avaient hissé jusqu’aux nids d’aigle du Machupicchu ces pierres gigantesques du sanctuaire-forteresse. »

« Comme d’autres fois, il sentit la présence accablante et oppressante des montagnes massives, du ciel profond de la sierra. »

« Elle lui raconta son amour dès le premier instant pour les Péruviens et, surtout, son éblouissement devant les déserts, les forêts, les montagnes, les pics enneigés de ce pays qui était maintenant le sien. »

« Soudain la pluie cessa et, aussitôt, l’extérieur s’illumina d’un soleil de midi. Lituma pouvait voir un arc-en-ciel couronnant les crêtes qui entouraient le campement, au-dessus de la forêt d’eucalyptus. Toute la terre, imbibée de flaques et de ruisselets qui brillaient, semblait de mercure. Et voilà, à l’horizon de la cordillère, où les pierres et le ciel se touchaient, cette étrange coloration, mauve ou violette, qu’il avait vue reproduite sur tant de jupes et de capes d’Indiennes, sur les poches de laine que les paysans suspendaient aux oreilles de lamas, et qui était pour lui la couleur même des Andes, de cette sierra si mystérieuse, si violente. »

« En trébuchant, il gagna la porte du baraquement et sortit. Il reçut au visage le vent glacé et, malgré son abrutissement, il remarqua le splendide croissant de lune et les étoiles qui éclairaient toujours aussi nettement, dans un ciel sans nuage, le front déchiqueté des Andes. »

Andes

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