| Dernier bulletin
2004
Au sommaire de ce dernier bulletin 2004 : l'ouverture du nouvel hôtel,
la rudesse de l'hiver au Cambodge, le déferlement des touristes,
et les récentes tribulations de Nofie
Depuis
la fin octobre, l'Angkor Village se décline donc en deux versions
: citadine pour l'Hôtel, niché à deux pas du Vieux
Marché, de ses échoppes et restaurants ; légèrement
campagnarde pour le Resort, dont le point fort est l'espace : grands
jardins, piscine étonnante. La signature architecturale est la
même, le charme également au rendez-vous.
A l'ouverture, évidemment, la pelouse - repiquée brin
par brin - n'était pas encore sur son 31. Intimidé par
les dimensions inhabituelles du lieu, le personnel semblait perdu. Et
certains clients, mal aiguillés, nous ont fait une vie terrible,
voulant changer et aller à l'Hôtel
pour ensuite nous
dire avoir a-do-ré "les petits pontons privatifs, la cuisine
indochinoise du restaurant, le personnel charmant
et alors, la
vue sur la piscine, depuis la salle de bains, c'est vraiment extra !
".
Evidemment,
il y a eu des ratés, comme cette coupure d'eau générale
très tôt un matin, alors qu'une trentaine d'Alsaciens s'apprêtaient
à décoller pour 24 heures de voyage (Siem Reap - Phnom
Penh - Ho Chi Minh - Hong Kong - Francfort - je vous rassure, le voyage
peut être plus direct
) ; ou encore un signe " ne pas
déranger " mal positionné, qui a dé-routé
les femmes de chambre, au sens propre. Mais finalement très peu,
et le succès de l'ouverture fut une jolie récompense des
efforts de tous. Les clients, fort nombreux au début, ont semblé
séduits
que demander de mieux ? Personnellement, mon cur
penche toujours du côté de l'Hôtel, pour son intimité,
ses dédales de bois, sa façon d'accrocher la lumière
et puis au Resort, les salles de bains sont à dominante verte,
c'est tout dire !
Les 40 nouvelles chambres à peine ouvertes, la saison haute
a débuté, alignant ses cohortes de bus, de problèmes
et, heureusement, de rencontres intéressantes ; Belges, flamands
ou non, Français de Cercié (un clin d'il à
mes amis du cru), ou encore tout droit sortis de Madame Figaro, Allemands
curieux
autant d'opportunités pour promouvoir le pays,
la région, et vanter les charmes d'une journée lacustre
sur le Tonle Sap. Et j'y prends beaucoup de plaisir, à croire
que je suis faite pour le service ;-)
Ce début
décembre est un peu plus calme, c'est un répit bienvenu
mais de courte durée, puisque la fin du mois promet d'être
saturée. Tout le monde s'active donc, l'un à repeindre
une chambre en urgence (ça, c'est pas moi
), l'autre à
reprendre pour la n-ième fois " so, when guests check-in,
what do you say ? " (là oui, c'est moi), le troisième
à surveiller les tambours des machines à laver (ce n'est
plus moi, mais mon assistant Birman). Mon patron m'a effectivement demandé
de délaisser la gestion quotidienne du ménage et de la
blanchisserie, pour peaufiner les outils de communication de l'hôtel
Ca sonne terriblement mieux, mais qu'est-ce que je m'exxxxxe à
traduire des recettes, à mettre à jour le site Internet
! Alors, dès qu'un(e) client(e) pointe le bout de son nez, je
l'alpague, l'écoute, le bichonne, lui fais l'article
on
ne m'arrête plus ! Plus de clients, tous partis aux Temples ?
Pas de panique, les réceptionnistes sont elles toujours dans
mon giron : de l'anglais par ici, une heure d'ordinateur par là
C'est mon deuxième grand plaisir que de travailler avec elles,
et, je l'avoue, les traductions sont un peu en retard.
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