Voilà, c'est fini .

Hé oui, un peu plus d'un an a passé, depuis ma première arrivée au Royaume du Cambodge et mon tout premier bulletin ! 

Il y a eu . voyons voir. comment choisir. Sans doute, d'abord et avant tout, les jeunes de PSE : la découverte de leur environnement, difficilement imaginable et souvent insupportable ; leur détermination, leur enthousiasme, comme autant de leçons de vie ; leur capacité déroutante à ne pas tomber dans le piège, sclérosant, de l'envie, lorsque du palace ils retournent dormir dans la paillote familiale. Certes, certains prennent la grosse tête, tandis que d'autres s'enfoncent tranquillement dans une logique d'assistance pure et dure. Mais pour un échec, combien de succès ? Ce pari un peu fou permet maintenant à plus de trois mille enfants d'espérer un autre avenir que celui de la décharge fumante ! 

Evidemment, tout n'est pas rose lorsqu'on travaille pour PSE (en particulier lorsqu'on sort du conseil.), mais le résultat est là, indéniable. Certains des jeunes me sont maintenant très proches, et je suis fière d'avoir pu contribuer, avec les autres volontaires, à leur épanouissement. En retour, ils m'ont énormément appris, et cette année a été une période cruciale dans mon évolution personnelle. Non que je me sois convertie au bouddhisme -vous me voyez en bonzette ? J'ai d'ailleurs du mal à définir ce en quoi j'ai changé ; mais j'ai changé, et je crois pouvoir dire en bien. enfin, je l'espère ;-)

La découverte du Cambodge, l'approche des modes de vie et de pensée khmers sont aussi pour beaucoup dans ce changement. Là aussi, mes sentiments sont nuancés, ne serait-ce que parce que je ne connais ni ne comprends complètement ce qui m'entoure. Ce pays du rire et du sourire est aussi celui d'une violence domestique inouïe ; la corruption y est omniprésente, rien ne se fait sans l'aide du roi dollar ; et que penser d'élections « démocratiques » qui n'aboutissent toujours pas, 8 mois après, à la formation d'un nouveau gouvernement ? Le quotidien est fait d'inextricables contradictions, souvent à peine supportables - du moins pour une jeune femme occidentale. La plupart  des Khmers semblent eux les supporter, et se concentrer sur l'essentiel : la survie de la famille, le riz du lendemain. Par dénuement certainement, mais peut-être aussi parce que la folie consumériste n'a pas encore (trop) sévi .?

Les jeunes de PSE tout d'abord, le Cambodge ensuite. et pour finir le partage, plus précisément le plaisir de partager. Rien de nouveau sous le palmier me direz-vous. C'est vrai, et pourtant il prend ici un goût inconnu, une intensité différente. Avec les Khmers évidemment : moments extraordinaires, inoubliables, ce malgré les barrières de la langue et de la culture. Avec également les étrangers rencontrés ici et là, instants aussi curieux qu'improbables. Enfin, que dire du plaisir que j'ai eu à recevoir mes nombreux visiteurs, à partager avec eux à la fois doutes et enthousiasme ! Et d'ailleurs, j'espère bien en avoir à nouveau beaucoup, des visites, puisque . 

  [Journal]
  [Projet]
  [Contact]
 

Cap sur l’Asie
: AngkorBaliThaïlande